Hypnose

La mise en pratique de l’usage de l’hypnose éricksonienne thérapeutique et médicale s’insère dans la conduite de notre métier de psychologue et dans le respect de codes éthiques, celui du code de déontologie des psychologues et celui de la Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapie Brève.

Nous nous appuyons sur l’hypnose, en accord avec votre demande, accord établi dans le cadre d’un accompagnement psychologique par un professionnel reconnu.

Nous conjuguons notre pratique avec une formation permanente en hypnose dans un souci d’évolution inhérent à une position éthique et professionnelle, en prolongement d’un DESU (Diplôme d’Études Supérieures Universitaires) d’hypnose médicale de la Faculté de Marseille ayant débouché sur un diplôme universitaire à niveau Bac+5.

Notre relation thérapeutique dans l’hypnose suppose de « se sentir être pour être plus présent, […] s’accorder au monde […] et toucher la source de l’humanité, […] apprendre à s’accorder, voilà exactement ce que les Grecs nommaient éthique, terme qui renvoie chez Pythagore à l’accord musical […] L’éthique nous dit Aristote, ne consiste nullement à déterminer ce que j’ai ou non le droit de faire, mais à découvrir une juste façon d’être. En ce sens, l’éthique nous engage à agir de la manière la plus juste et authentique possible – ce qui se décide à neuf à chaque fois. » [1]

Nous veillons à respecter le statut et la valeur de Personne qui s’inscrit dans l’intérêt et le bien-être du patient et dans le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection.

L’hypnose est « une thérapeutique de reconstruction, de ré-association, qui réalise au final une plastie mnésique du problème traité et permet à nouveau au sujet d’accéder à la liberté de choix. » [2] L’espace de la séance constitue un dispositif qui amène les traces mnésiques dans un espace où elles vont se lier à des représentations et devenir des éléments constitutifs d’une re-construction. C’est à travers cette exploration que le sujet va à partir de ses ressentis corporels, re-qualifier et s’approprier ses sensations et re-construire une cohésion corps-esprit [3]. « Il ne s’agit plus de séparer ni l’un ni l’autre, il s’agit de se réduire à l’état de vivant pour expérimenter une sensorialité première qui rassemble l’âme et le corps, » [4] de prendre appui sur ce potentiel d’homéostasie du vivant pour que celui-ci se synchronise, rétablisse un mode de fonctionnement en adéquation avec son environnement. Cela suppose de passer « par la confusion qui pousse à chercher d’autres appuis. […] Elle [L’hypnose] ouvre vers du doute, elle oblige à quitter les certitudes et le rationnel. La confusion de l’hypnose ferme la porte de la pensée qui ressasse et qui rumine. La confusion ouvre la porte de l’imaginaire qui joue à percevoir un corps différemment. Le virtuel de l’hypnose ouvre la porte de l’espace, la porte du mouvement et la porte du temps présent. » [5]

[1] Midal, F. (2016). Comment la philosophie peut nous sauver. Paris, Pocket Flammarion, pp. 118-119.
[2] Richard, P. (2005). Pourquoi l’hypnose existe-t-elle ? dans J.M. Benhaïem (sous la dir. de) L’hypnose aujourd’hui, Éds. In Press.
[3] Bioy, A. et Célestin-Lhopiteau, I. (2014). Hypnose en 50 notions – Aide-mémoire. Paris, Dunod, p. 74.
[4] Tosti, G. (2015). Le grand livre de l’hypnose. Eyrolles.
[5] Benhaiem, J-M. et Roustang, F. (2012). L’Hypnose ou les portes de la guérison. Odile Jacob, p.15.